Lundi 10 mars 2008
1
10
/03
/Mars
/2008
16:00
Turbulences monétaristes mondiales
Ce billet fait la synthèse d’analyses précédentes…
L’augmentation du prix du pétrole brut crée toujours un choc mondial inflationniste : en 1973, 1979 et en ce moment,
Graphique 1 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Seuls les pays comme les Etats-Unis dont les fondamentaux économiques et monétaires sont sains peuvent absorber de tels chocs et maintenir la croissance du PIB à son potentiel
optimal sur la longue période…
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
… car toute hypertrophie de la masse monétaire (donc toute création monétaire) est fatale.
Aux Etats-Unis, l’augmentation de l’agrégat monétaire M2-M1 était contenue en dessous de 7 % jusqu’en 2006, ce qui permettait à la croissance du PIB de rester élevée,
Graphique 3 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Après le choc actuel, l’augmentation de M2-M1 de 8 % reviendra rapidement dans cette norme (moins de 7 %), ce qui relancera la croissance du PIB qui sera supérieure à son potentiel
optimal au 2° semestre 2008 grâce (ou à cause) de la baisse des taux de la Fed sous leur niveau de neutralité (car cette croissance trop forte sera inflationniste),
Graphique 4 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Les autres pays dont la masse monétaire augmente trop vite (à cause de la création monétaire) ne peuvent pas s’adapter au choc pétrolier mondial qui est alors trop
inflationniste.
Il en est ainsi pour la zone euro dont l’augmentation de la masse monétaire M3 augmente trop vite (à 12 % d’une année sur l’autre) à cause de la création monétaire (l’argent
non gagné) provoqué par le non enregistrement des engagements de retraite,
Graphique 5 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance est et restera faible (inférieure à son
potentiel) dans la zone euro où la stagflation sera durable,
Graphique 6 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
En Chine, la masse monétaire M1 augmentait en moyenne de 20 % en 2007 (ce qui est inflationniste : 8 % en février 2008), ce qui provoquera un ralentissement de la
croissance du PIB en 2008.
La Suisse a les meilleurs fondamentaux du monde avec une masse monétaire M3 qui augmentait en moyenne de 2 % seulement fin 2007…
Graphique 7 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
… ce qui correspond à une croissance du PIB à son potentiel optimal dans les 3 % avec des taux de base de la
banque centrale à des niveaux idéalement très bas fluctuant dans une bande de 2,25 à 3,25 % avec un objectif centré à 2,75 %,
Graphique 8 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
La Suisse est le meilleur refuge des capitaux grâce aux gnomes de Zurich qui sont encore et toujours les meilleurs spécialistes du monde de la finance (UBS étant l’exception qui
confirme la règle).
Actuellement, les gérants ont sorti une masse considérable de capitaux des marchés actions (ce qui a provoqué un collapsus très fort justifié par une baisse de 20 % des bénéfices des
sociétés du SP-500 au 4° trimestre 2007) pour les investir en bons du Trésor américain dont les rendements sont descendus à des niveaux très bas : 1,50 % pour le 2 ans et 3,50 %
pour le 10 ans,
Graphique 9 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Lorsque la croissance repartira aux Etats-Unis dans les semaines à venir, ces capitaux reviendront sur les marchés actions qui seront donc en forte progression au 2° semestre 2008 sur
d’excellents fondamentaux, les rendements des bons du Trésor revenant dans leur norme autour de 4 %.
Il n’en sera pas de même dans la zone euro qui sera secouée par de fortes turbulences à cause du dérapage de la masse monétaire dans les pays du Club Med : la lire italienne est surévaluée
de 17 % et le franc français de 6 %, ce qui est fortement et durablement stagflationniste.
Ces turbulences ne sont pas fortuites : la stratégie des Américains consiste à accentuer le désordre chez leurs adversaires et partenaires en utilisant les armes
monétaristes qui sont très efficaces.
C’est un nouvel épisode de la guerre économique mondiale…
Les militants payés par l’Insee pour faire de la propagande antilibérale refusent de publier les chiffres trimestriels de la croissance du PIB avant 1978, ce qui empêche de
mettre en évidence la chute de la croissance entre 1973 et 1979.
Les seules statistiques disponibles (en données annuelles depuis 1960 seulement) sont trop grossières pour être significatives.
Elles font apparaître une croissance moyenne de 6 % dans les années 60…
Graphique 10 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
… pour une croissance à peine supérieure à 2,0 % après 1980,
Graphique 11 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
La France a toujours mal réagi après un choc pétrolier mondial en adoptant des mesures antilibérales socialistes, ce qui explique la chute de la croissance française après 1973.
***